Pain​-​Noir

by PAIN-NOIR

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released 24 November 2014

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PAIN-NOIR Clermont Ferrand

J'ai une nuit rêvé de deux mains sur lesquelles les mots Pain Noir étaient tatouées. Je ne sais plus à qui elles appartenaient, mais elles apparaissaient menaçantes et pourtant familières. Au matin l'image et ces deux mots étaient toujours là.

J'ai alors su qu'il était temps pour autre chose.
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Track Name: Requin-Baleine
Requin-baleine

A vouloir chasser seul qui viendra te chercher quand tu seras perdu
Perclus au fond de l’eau, l’océan t’a jeté sous la proue des bateaux
Quand tu seras perdu qui viendra te sauver ?

Chien perdu sans collier entre les herbes folles qui viendra te chercher quand le dernier des os
Qu’il restait à ronger, ne sera qu’une idée dans le noir de ta peau
Qui viendra te dresser ?

Requin baleine massif et solitaire après une vie entière passée entre deux eaux.
Requin baleine qui viendra pour te faire enfin joindre la terre sans joindre le troupeau ?

A vouloir vivre seul qui viendra te chercher quand tu seras reclus
Coupé de ton écho, quand ta voix oubliée, vidée de tout ses mots
Ne sera plus qu’un cri
Qui donc pour t ‘écouter ?

Qui pour dire où tu es, nous dire où tu seras
S’il ne nous reste de toi que l’écume dans ton sillage ?
Qui pour dire où tu es, nous dire où tu seras
S’il ne nous reste de toi qu’une effluve de ton passage ?

Requin baleine massif et solitaire après une vie entière passée entre deux eaux.
Requin baleine qui viendra pour te faire enfin joindre la terre sans joindre le troupeau ?

Requin baleine massif et solitaire après une vie entière passée entre deux eaux.
Requin baleine qui viendra pour te faire enfin joindre la terre sans joindre le troupeau ?
Track Name: Lever les sorts
Lever les sorts

Quand nous le pouvions encore
Nous aurions du compter nos morts et nous dire que nous ne vivons pas mieux
À dénombrer tous les torts nous avions oublié alors que nos vies
Nous avaient fait plus que deux.

Quand nous le pouvions encore
Nous aurions pu rester à bord et tenir un peu comme tiennent ceux
Qui le dos courbé par l’effort ont appris à dompter les corps
Et se disent que nous ne vivons pas vieux.

Et que toutes ces années dans des champs de pierre,
Ne nous laissent guère que nos yeux fiévreux.
Toutes ces années à creuser la terre
Ne nous lèguent guère que nos doigts noueux.

Quand nous le voulions encore, nous aurions pu lever les sorts
Qui nous tiennent et nous brisent peu à peu.
Et si nous pensions alors que l’un de nous sortirait fort
De ces pièges où nous nous jetions heureux.

Et que toutes ces années dans des champs de pierre,
Ne nous laisseraient guère que nos yeux fiévreux.
Toutes ces années à creuser la terre
Ne nous donneraient guère que nos corps noueux.

Et que toutes ces années dans des champs de pierre,
Ne nous laisseraient guère que nos yeux fiévreux.
Toutes ces années sans revoir la mer
Ne nous donneraient guère que nos corps noueux, nos corps noueux.
Track Name: Passer les chaînes
Passer les chaînes

Qui es-tu pour ainsi te cacher dans les plaines
À suivre des phalènes à l’ombre des sureaux ?
A creuser un terrier à la moindre des gênes,
Qui es-tu pour qu’on saigne au moindre de tes mots.
Si tu veux.

Qui es-tu pour ainsi courir à perdre haleine
Au premier poing levé, au verbe un peu trop haut.
A vouloir éviter les pentes un peu trop raides
A attendre la nuit pour joindre les points d’eau.

Et si tu veux toi aussi enfin passer les chaines
Les monts qui nous retiennent
Et le passé de trop qui nous laisse apeurés
Quand vient frapper le fer
Quand vient vibrer la terre
Sous le pas des chevaux.

Que veux-tu pour ainsi repartir en arrière
Eviter les ornières et construire des radeaux
Pour gagner à tout prix le vieux lit des rivières
Puis rejoindre la mer et t’y perdre à nouveau.

Et si tu veux toi aussi enfin passer les chaines
Les monts qui nous retiennent
Et le passé de trop qui nous laisse apeurés
Quand vient frapper le fer
Quand vient vibrer la terre
Sous le pas des chevaux.

Et si tu veux toi aussi enfin passer les chaines
Les monts qui nous retiennent
Et le passé de trop qui te laisse apeuré
Quand vient frapper le fer
Quand vient vibrer la terre Sous le pas des chevaux.

Et si tu veux toi aussi enfin passer les chaines
Les monts qui nous retiennent
Et le passé de trop qui te laisse apeuré
Quand vient frapper le fer
Quand vient vibrer la terre
Sous le pas des chevaux.
Track Name: De l'île
De l’île

À me tenir debout dans des pentes friables
J’y ai laissé mon cœur et le peu d’un genou
Qui me tenaient debout quand des amas de sable
Défilaient sous mes pieds comme des morceaux de nous.

Mais je ne laissais plus se mélanger au sable,
Le ciment et la vague, l’avenir et le flou
Je construisais un mur si haut que les nuages
Pour se faire un passage se détournaient de nous

Mais de l’île. De l’île.

De l’île, tout nous paraissaient alors
Comme si le monde était mort sans plus se soucier de nous.

Nous éteignions les feux, nous évitions les plages
Cachions notre passage, et nous manquions de tout
Pour échapper enfin au monde anthropophage
Qui du haut de sa rage se languissait de nous.

Mais de l’île, tout nous paraissaient alors
Comme si le monde était mort sans plus se soucier de nous.
De l’île, les bruits nous semblaient moins forts
Comme si nos âmes et nos corps nous avaient coupé de tout.

De l’île, tout nous paraissaient alors
Comme si le monde était mort sans plus se soucier de nous.
De l’île, enfin sûrs de notre sort, libérés de notre sort
Bien après les garde-fous.
De l’île, les bruits nous semblaient moins forts
Comme si nos âmes et nos corps nous avaient coupé de tout.

De l'île.
Track Name: La retenue
Les eaux du barrage ont couvert d’un étang
Les murs du village
Et ses habitants
N’en menaient pas large
Quand est venu le temps du départ.

Les eaux du barrage ont couvert maintenant
Les rues du village
Les forêts et les champs
Devenus des rivages
Des allées et des plages à présent.

Où sont passées les places où jouaient les enfants ?
Avons nous oublié
Qu’il n’y a pas si longtemps,
Loin de la vie sauvage
Nous évitions les sables mouvants.

Et cette retenue
Encore une fois
Cette retenue
Encore une fois nous tue .

Au pied du barrage
Nous vivons maintenant
Et c’est comme un présage
Un fantôme inquiétant.
Ce mur qui nous menace
De noyer de sa rage le présent.

Et c’est vite oublier
De penser que naguère
Nous vivions isolés
Loin de la vie entière
Nous pouvons nous griser
Mais rien ne réanime le temps.

Et cette retenue
Encore une fois
Cette retenue
Encore une fois nous tue.
Track Name: Pareidolia (continent nouveau)
Pareidolia (continent nouveau)

Nous sommes partis ce matin quand la mer était calme, quand la mer était calme
Nous sommes partis ce matin quand la mer était calme, quand la mer était calme
Que l’eau
Nous renvoyait de nous le miroir un peu flou
L’image un peu étrange d’un Magellan nouveau.
Un Vasco un peu tendre, un corps prêt à se fendre
Au premier vent salé posé sur nos peaux

Nous sommes partis ce matin quand lassés de dépendre
Le vent nous porta le nom d’un continent nouveau.
Une place à défendre, un rivage où attendre
Des monts et des forêts embrassés par les flots
Epargnés par le temps, le froid, le mauvais sang.
Une pangée où enfin nous passer des mots.

Oh Pareidolia, je chanterai pour toi des formules insensées,
Que seule tu comprendras.

Nous sommes partis ce matin au milieu de nulle part
Parmi les désordres marins redoutés de tous
Le cap sur un volcan qui se mua en continent
Et si les premiers oiseaux portés par le vent
Nous révèlent une source
Une eau un peu plus douce,
Nous ferons une vie portés par ce courant.

Oh Pareidolia, je chanterai pour toi des formules insensées,
Que seule tu comprendras.
Oh Pareidolia, je garderai pour toi des trésors impensés
que seule tu chériras
Pour ne pas oublier comment nous sommes arrivés là.
Et comment nous perdrons nos cœurs pour ce caillou.
Track Name: Le jour point
Le jour point

Après une nuit d’effroi
A longer des ravines
A ramper sous des lignes
A errer dans les bois

Après une vie de froid
A manger des racines
A voler dans les vignes
A étouffer nos joies

Il s’en fallait de peu
Que nous n’ayons plus guère
Que le goût de la terre
A lécher sur nos doigts

Mais le jour point, le jour point, le jour point, le jour.
Le jour point, le jour.
Je veux le jour enfin.

Et de briser nos éclats
En marchant sous la lune
A nous rêver des villes
Qui ouvriraient les bras.

Nous avions oublié
Le parfum de la mer
Piégés par les ornières
La faim et le verglas.

Qui nous laisseraient
Enfin nous laver des usures,
sécher nos écorchures et nous reposer là.

Mais le jour point, le jour point, le jour point, le jour.
Le jour point, le jour.
Je veux le jour enfin.

Le jour point, le jour point, le jour point, le jour.
Le jour point, le jour.
Je veux le jour enfin.

Le jour point, le jour point, le jour point, le jour.
Le jour point, le jour.
Je vois le jour enfin.

Le jour point, le jour point, le jour point, le jour.
Le jour point, le jour.
Je veux le jour enfin.
Track Name: Pain Noir (le soir)
Pain Noir (le soir)

J’ai rêvé ces deux mots Pain Noir
Tatoués sur tes deux mains
Et de l’histoire
Je ne connaissais que la fin.
Quelle est la peur qui d’un seul coup m’étreint ?

J’ai rêvé ces deux mots Pain Noir
Tatoués sur tes deux mains
Et dans le soir tout me semblait un peu moins sain.
Quelle est la peur qui d’un seul coup revient ?

J’ai rêvé ces deux mots Pain Noir
Tatoués sur tes deux mains
Et dans le noir je repensais à ce matin
Quand ton sourire prit l’allure d’un chemin.

J’ai rêvé ces deux mots Pain Noir
Tatoués sur tes deux mains
Et dans le soir je repensais à ce matin
Quelle est la peur qui d’un seul coup d’éteint ?

J’ai rêvé ces deux mots Pain Noir

J’ai rêvé ces deux mots Pain Noir
Tatoués sur tes deux mains

J’ai rêvé ces deux mots Pain Noir
Tatoués sur tes deux mains
Quelle est la peur qui d’un seul coup s’éteint ?

J’ai rêvé ces deux mots Pain Noir
Tatoués sur tes deux mains

J’ai rêvé ces deux mots Pain Noir.